Droit de la Famille

Divorce à l’amiable avec des enfants : garde, pension alimentaire, autorité parentale

Le divorce à l’amiable est possible avec des enfants mineurs dans la quasi-totalité des cas : la convention doit prévoir la résidence, le droit de visite et la pension alimentaire. L’autorité parentale reste conjointe (art. 372 Code civil). Un juge n’intervient que si un enfant capable de discernement demande à être entendu (art. 229-2 Code civil).

Beaucoup de parents pensent qu’un divorce à l’amiable est impossible dès lors qu’ils ont des enfants. C’est une idée reçue. Dans la quasi-totalité des cas, le divorce par consentement mutuel est parfaitement compatible avec la présence d’enfants mineurs. 👨‍👧

Pour comprendre d’abord le fonctionnement général de la procédure, consultez : Divorce par consentement mutuel : comment ça marche en 2026 ?

La seule exception : l’enfant qui demande à être entendu

Selon l’article 229-2 du Code civil, le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire n’est pas possible si un enfant mineur capable de discernement demande à être entendu par le JAF. Cette situation reste rare — les avocats doivent informer les enfants de ce droit, mais c’est à l’enfant d’en faire la demande.

Ce que la convention doit obligatoirement prévoir

1. La résidence des enfants

Les parents choisissent librement entre :

  • Résidence principale chez l’un des parents, avec un droit de visite et d’hébergement pour l’autre ;
  • Résidence alternée (garde paritaire), à précisément calendarisée (semaines paires/impaires, vacances, jours fériés).

2. L’autorité parentale

L’exercice conjoint de l’autorité parentale reste la règle après tout divorce (art. 372 Code civil). Les deux parents continuent de prendre ensemble les décisions importantes : scolarité, santé, religion, séjour à l’étranger.

3. La pension alimentaire

La pension est fixée librement par les parents dans la convention, en se référant au barème indicatif du ministère de la Justice, qui tient compte des revenus du parent débiteur et du nombre d’enfants. Ce montant n’est pas figé : il peut être révisé par le JAF si la situation d’un parent change.

4. Les vacances et jours fériés

La convention doit prévoir le partage des vacances scolaires et jours fériés (alternance année pair/impair est la solution la plus courante).

Après le divorce : non-respect de la convention

La convention a force exécutoire après dépôt chez le notaire. En cas de non-paiement de la pension ou de refus de présenter l’enfant, l’autre parent peut saisir le JAF. Le non-représentation d’enfant est un délit pénal (art. 227-5 Code pénal).

Le rôle de la médiation familiale

Quand les parents peinent à s’accorder, la médiation familiale permet de trouver un compromis avant même de passer aux avocats. La première séance est gratuite. Voir aussi : Le rôle de l’avocat et du médiateur dans un divorce à l’amiable.

Pour aller plus loin

🔎 Références officielles

Questions fréquentes

Oui, dans la majorité des cas. La convention de divorce doit simplement prévoir la résidence des enfants, le droit de visite et d’hébergement et la pension alimentaire. Si un enfant capable de discernement demande à être entendu par un juge (art. 229-2 Code civil), la procédure bascule vers le JAF.
Oui. L’exercice conjoint de l’autorité parentale est la règle après un divorce, quel que soit le type de divorce. Les deux parents continuent de prendre ensemble les décisions importantes pour l’enfant (scolarité, santé, religion).
Les époux fixent librement le montant dans la convention, en se référant au barème indicatif du ministère de la Justice qui tient compte des revenus du parent débiteur et du nombre d’enfants. Ce montant peut toujours être révisé ultérieurement par le JAF si la situation change.
Oui, tout à fait. La résidence alternée (garde paritaire) est une modalité fréquemment choisie dans les divorces à l’amiable. Elle doit être précisément définie dans la convention : jours et semaines, vacances scolaires, jours fériés.
La convention a force exécutoire après dépôt chez le notaire. En cas de non-respect (non-paiement de la pension, refus de présenter l’enfant…), l’autre parent peut saisir le JAF pour faire exécuter ou modifier la convention.

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