Arnaque aux cryptomonnaies et faux CGP : comment agir ?

Les arnaques aux cryptos et faux conseillers en gestion de patrimoine (CGP) sont en forte hausse. Si vous avez investi sur une plateforme non agréée AMF, vous disposez de recours : plainte, action en responsabilité bancaire, procédure pénale.

Vous avez confié de l'argent à un "conseiller" qui vous a promis des rendements garantis de 20 % sur des cryptomonnaies, et plus personne ne répond ? Ces arnaques se multiplient et touchent des milliers de Français chaque année. Voici ce que vous pouvez faire. ⚖️

Identifier l'arnaque : les signaux d'alerte

Les arnaques aux cryptos et faux CGP (conseillers en gestion de patrimoine) suivent toujours des schémas similaires :

  • Rendements garantis et irréalistes ("10 à 30 % par mois") ;
  • Plateforme non référencée sur le site de l'Autorité des marchés financiers (AMF) ;
  • Pression à l'investissement, urgence artificielle ;
  • Demandes de virements vers des comptes étrangers ;
  • Impossibilité de retirer les fonds.

Avant tout investissement, vérifiez la liste noire de l'AMF qui recense les acteurs non autorisés.

Les recours disponibles

1. Porter plainte

Portez plainte immédiatement en commissariat, en gendarmerie, ou via THESEE pour escroquerie (art. 313-1 Code pénal). Rassemblez tous les éléments : contrats, preuves de virement, échanges par email ou téléphone, captures d'écran de la plateforme.

2. Signaler à l'AMF et à la DGCCRF

Signalez la plateforme à l'AMF via son service SIGEST, et sur SignalConso. Cela contribue à la mise à jour des listes noires et peut déclencher des enquêtes.

3. Engager la responsabilité de votre banque

Si votre banque a traité des virements répétés et importants vers des comptes étrangers suspects sans vous alerter, elle peut avoir manqué à son devoir de vigilance (art. L561-6 Code monétaire et financier). Un avocat peut engager sa responsabilité civile.

4. Faire tracer les fonds

Les cryptomonnaies sont traçables sur la blockchain. Des experts forensiques et des sociétés spécialisées peuvent retracer le chemin des fonds et identifier les portefeuilles destinataires — informations précieuses pour une procédure judiciaire.

Pour aller plus loin

🔎 Références officielles

Questions fréquentes

Vérifiez que la plateforme est enregistrée comme PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques) auprès de l'AMF, ou qu'elle figure sur la liste des prestataires agréés sur le site de l'AMF. Toute plateforme non enregistrée est illégale.
Oui, dans certains cas. Si la banque n'a pas mis en garde contre des virements suspects ou répétés vers l'étranger, sa responsabilité peut être engagée pour manquement à son devoir de vigilance (art. L561-6 Code monétaire et financier).
C'est difficile mais pas impossible. Un avocat spécialisé peut engager des actions contre la plateforme, son hébergeur ou la banque qui a traité les virements. Les chances augmentent si les fonds sont encore traçables.
L'AMF publie une liste noire des acteurs non autorisés (plateformes, CGP, traders). Disponible sur amf-france.org, elle recense les sites signalés pour activités illicites. Vérifiez-y tout intermédiaire avant d'investir.
Oui. Portez plainte en commissariat ou via THESEE pour escroquerie (art. 313-1 Code pénal). Joignez tous les éléments : échanges, preuves de virement, captures d'écran de la plateforme. La plainte peut déclencher une enquête judiciaire.

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